Elucubrations mikéennes
ECRITS PERSONNELS et autres. POESIE. HUMOUR. COUPS DE COEUR, POLITIQUE... UN PEU DE TOUT !
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![]() Oui, j’aime mon époque. Contrairement à beaucoup d’autres dont je lis le dépit et la nostalgie d’un passé. Tendance plus qu’humaine que d’idéaliser le passé. Mais, c’est comme la météo, nous oublions vite que rien n’est nouveau sous le soleil. Notre époque ? Ni pire, ni meilleure que le passé. J’entends encore trop parler de l’insécurité, des jeunes sans éducation, des ménages qui ne tiennent plus, et patati et patata ! Allons donc… Nos ancêtres doivent se marrer. Traversaient-ils une forêt sans craindre d’être attaqués ? Oh, ce n’était pas des fourgons blindés. Quoique, on commençait à imaginer et à fabriquer des diligences bien renforcées de fer forgé. Les « securitas » de l’époque quoi… Allaient-ils au marché sans crainte d’être délestés par les « coupeurs de bourses » ou les pic poquets ? Les romains construisaient déjà leur villa avec un minimum d’ouvertures sur façade avant pour décourager les voleurs. Et l’amour ? Jamais les mariages n’ont jamais été ceux de l’amour comme aujourd’hui. Bien autre chose que ces mariages pour prolonger un nom, un titre ou par nécessité économique. Si ils tenaient plus longtemps, c’est bien pour d’autres causes que par fidélité ou par passion amoureuse prolongée. Femme sans revenus. Impossibilité d’élever des enfants convenablement en dehors du couple traditionnel. Bref, bien des facteurs de stabilité liés à causes très étrangères au sentiment amoureux. Et la jeunesse ? Je lisais un ouvrage sur les jeunes voyous qui sévissaient au 18 siècles à Liège et où les édiles de l’époque se partageaient déjà entre deux options, celle de la prévention ou d’un accroissement des maisons de correction. Oublions-nous aussi les progrès de l’alphabétisation, l’école obligatoire, les grandes victoires de progrès social, de l’accès aux soins de santé ? Si le travail est considéré aujourd’hui comme une si grande valeur, c’est qu’il est devenu rare. Les aristos du siècle passé se vantaient de pouvoir vivre sans, se contentant de faire fructifier leur rentes ou leurs biens. Alors nostalgie du passé ? Réfléchissons un peu à l’histoire. Voudriez-vous revivre à la période romaine et son esclavage ? Au moyen âge, avec le joug de l’inquisition ? Il y a soixante ans, avec la guerre et ses camps de concentration ? Voudriez-vous vivre à une époque où la loi du plus fort, où la loi du curé, de l’instituteur et du châtelain faisait taire toute revendication ? Faut-il être spécialiste de l’histoire pour se remémorer toutes les périodes sombres et peu glorieuses de notre histoire ? Je ne le crois. Juste le temps de se poser quelques questions sur nos ancêtres lointains ou proches et leur mode de vie. Y avait-il plus de sentiments, plus d’amour ? Je ne le crois pas. Suffit aussi de voir combien nos jeunes ont, à nouveau, cette quête vers l’amour romantique et l’idéalisation d’un toujours. Ceci dit, un toujours qui s’est drôlement allongé avec la longévité accrue de l’espérance de vie. Non, notre époque n’est ni pire, ni meilleure. Elle offre en tout cas bien des avantages et des progrès. Ceux qui, comme le pape, décrivent notre humanité comme « une brebis perdue qui, dans le désert, ne trouve pas son chemin » risquent de favoriser des systèmes extrémistes ou fanatiques qui profitant des « déserts extérieurs qui se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus grands », dixit encore Benoît XVI, nous imposerons des modes de vie que personnellement je récuse haut et fort. C’est aussi sur base de cette déception peu éclairée des citoyens que l’extrême droite fonde son succès. Alors, restons réalistes et optimistes. Pire ou meilleur notre monde d’aujourd’hui ? Un petit coup de balais sur nos « préjugés » ? C’est le printemps… ![]() Mik. ![]() ![]() |
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Procréation de l’esprit chez les Grecs.
Je lisais hier dans « Télépro », revue catho mais bien faite, de la plume de la rédactrice en chef , à propos des non-croyants critiquant l’élection du pape Benoît XVI : « Ces « juges » là critiquent-ils aussi, par exemple, la place des femmes -et de leur liberté- dans d’autres religions ? ». Oui Madame. Nous critiquons aussi cela, comme toutes les recommandations catholiques ou autres qui vont à l’encontre des libertés fondamentales de l’être humain. Et le sexisme est à combattre autant que l’homophobie. Dire, comme vous, que les prêches ne concernent en fait que les personnes qui suivent leur religion, c’est la porte ouverte à l’intégrisme. Si les prêches islamiques sont surveillés, à vous lire, je me demande si certains sermons catholiques ne sont pas punissables de xénophobies ! La place de la femme dans l’islamisme est très controversée, autant que dans la religion catholique. Les modérés diront que le Coran consacre une Sourate entière (la sourate 19) à Marie (la mère de Jésus). Hélas, il est aussi dit dans le Coran : « Les maris sont supérieurs à leur femmes » (Sourate 2, verset228). La différence entre ces deux religions est moindre à ce sujet qu’en apparence puisque cette supériorité de l’homme vient du fait des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci ! Les femmes ne peuvent accéder au sacerdoce catholique en vertu d’une tradition sexiste qui fait de l’homme un disciple « supérieur » qui serait seul digne d’exercer une fonction hiérarchique. L’attitude de l’Eglise actuellement, guidée par une personne qui ne voit dans le monde moderne qu’un désert où l’homme se perd, qui refuse l’éclairage des nouvelles sciences et d’une nouvelle éthique à créer à partir de la réalité et des changements de mentalité, est dangereuse. Le fondamentalisme dont se réclame le nouveau Pape est à combattre autant que le fondamentalisme islamique. Ce n’est parce que suis gay et un peu « philosophe », que je vais me réclamer d’un fondamentalisme grec qui voyait aussi les femmes inférieures aux hommes. Pas parce que je suis gay, que je vais revendiquer TOUTE une civilisation ancienne qui pourtant accordait une place aussi visible et officielle, aux relations homosexuelles. Je récuse évidemment dans cette culture le statut privilégié de l’homosexualité masculine qui était vue plus valorisant que la fréquentation des femmes et allait jusqu’à autoriser de mettre des jeunes garçons à la disposition des hommes de leur entourage. En quoi alors se réclamer de Jésus ou de Mohamed serait-il moins louable que de se réclamer de Platon ou d’Aristote ? Est-ce parce que Platon valorisait l’érotique homosexuelle masculine, comme support de la transmission du savoir et de la pensée de l’ancien au jeune, que nous ne condamnerions pas aujourd’hui la pratique pédérastique de la cité grecque ? Ne parlons pas d’Aristote, pire encore, définissant le « femelle » en termes de défectuosité, de manque, de monstruosité, de manque. Oui notre pensée à encore des relents parfois d’une civilisation allant jusqu’à dire, toujours par la bouche de cet Aristote que si le sperme du mâle dépérit, il engendre une femelle, qui ressemble à sa mère. Que dire de ces mères, il n’y a pas si longtemps, qui voyaient dans le sacerdoce de leur fils la consécration du ciel et des pères qui casaient dans les couvents les filles qu’ils ne parvenaient pas à « bien » mariés ? La civilisation grecque associait, comme encore l’Eglise, l’hétérosexualité au registre de la procréation. Mais dans le même temps, la culture grecque justifiait l’homosexualité par une procréation intellectuelle et morale (accoucher les esprits). La procréation de l’esprit (homme avec homme) était supérieure à la procréation physique (femme avec homme). Le fondamentalisme de Ratzinger ne pourra évidemment trouver là matière à justifier la pratique pédérastique encore probablement pratiquée dans les internats et collèges cathos !!!! C’est que « l’ex cardinale » gardien du dogme, qu’on nous dépeint comme extrêmement intelligent doit pourtant avoir bien étudié Platon et Aristote… Je récuse évidemment toute vérité « révélée ». DANGER ! Non, Madame la rédactrice en chef, avec tout le respect que je dois à votre religion (tiens oui je fais encore partie du milliard de catholiques dans le monde puisque baptisé -comme quoi les statistiques-…), votre argumentation ne peut tenir la route dans une société laïque démocratique moderne qui a le droit de se méfier de ce que la société théocratique enseigne. Mik.
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![]() Chaque jour (ou presque) je parcours cinq ou six nouveaux blogs. Ne nions pas, nous blogeurs et blogeuses, notre besoin narcissique- grand ou petit- de conter, si pas notre vie du moins nos envies, nos centres d’intérêts, nos goûts, nos œuvres. Espoir évident de partager tout cela avec un public large ou plus restreint. Il y a quelque mois, je tentais l’aventure. Au départ, je comptais faire un peu partager ma quotidienneté, mes « réflexions » à mon cercle d’amis, notamment à deux amis québécois que je venais de recevoir chez moi. Voyant décoller peu à peu mon « audimat », je me pris au jeu. Et me voici chaque jour devant mon ordi, attaché à ce journal virtuel. J’y lis avec joie et intérêt les commentaires de personnes que je commence à mieux connaître. A mon tour, je m’intéresse à leur vie, à leurs écrits, à leur clin d’œil d’humour, à leurs goûts picturaux ou musicaux. Chacun a son originalité. Découverte de souffrances, de joies, de fou rire, d’humour, de photos d’art ou de photos familiales, de guindailles aussi chez les jeunes. Et si les petites choses de la vie étaient au fond les plus grandes. Celles qui tissent l’histoire bien plus que ce nous pensons être la grande, pensée et imposée celle-là par des « grands » qui si ils ne sont pas accros du virtuel ne pensent le monde qu’en chambre (pardon en bureau) où la personne, les problèmes se résument en « dossiers » ! Sans vouloir faire l’apologie de ce petit monde virtuel, j’y vois nouvelle manière de communiquer, de façon interactive (comme on dit maintenant). Mettre des mots sur ce que je ressens est aussi bonne thérapie. Le danger (toute médaille a son revers) serait une perception d’une solitude brisée par quelques mots ou par un partage qui ne reste évidemment que lointain et n’aura jamais la chaleur et l’humanité d’une rencontre réelle. Danger aussi de se couper ainsi de la réalité concrète en s’enfermant dans cette tour d’ordi qui deviendrait ainsi tour d’ivoire et non phare pour mieux se connaître et connaître l’autre. J’ai évidemment la chance d’être prépensionné et de pouvoir disposer de beaucoup de temps « libre ». Cela me donne le loisir d’être plus « accro » sur mon ordi. Je comprends combien cet outil peut se révéler nocif quand il empêche une vie d’étude, de travail et empêche une vie sociale réelle. La vie des blogs pourraient faire (si ce n’est déjà fait) l’objet de bien des études psychologiques ou sociologiques. Il n’empêche, je vous avouerai que j’ai moins peur de vieillir depuis que je me suis mis à apprendre cette machine moderne que je maîtrise encore mal. Si je devais me retrouver un jour paralysé, cloué sur un lit, enfermé dans une chambre de maison de repos, j’ose espérer avoir encore ce clavier magique qui m’ouvre à vous, au monde et me donne un moyen nouveau de m’exprimer. Mik. ![]() |
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![]() Un Britannique a retrouvé sa femme et sa fille de 2 ans, portées disparues en Thaïlande après le tsunami qui a dévasté l'Asie en décembre 2004, soit quatre mois après le drame. Brian Screen, 49 ans, avait recherché ses proches dans les morgues et les hôpitaux pendant trois mois avant d'abandonner tout espoir et de regagner sa maison du Gloucestershire dans l'ouest de l'Angleterre. M. Screen, employé dans un supermarché, a échappé à la vague en se cramponnant au toit de son hôtel. Sa femme thaïlandaise a perdu la mémoire après qu'elle et sa fille ont été emportées par la vague. Elles ont finalement été secourues par des habitants de l'île et sont restées avec une famille locale après la catastrophe. Il y a trois semaines, Mme Screen a recontacté sa famille d'accueil à qui son mari avait laissé un message. La famille a été réunie lundi soir à l'aéroport londonien de Heathrow. ------------------------------------------------------------------------------------------------- Merci à Fred de m’avoir fait parvenir cette incroyable et belle histoire. Tiens, à ce propos, qu’advient-il de l’aide promise à ces pays dévastés ? Mais ainsi va l’actualité. Très peu de suivi dans ce qui fait la Une… L’émotion d’un moment fort, puis nous oublions ! Mik.
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![]() La jalousie est le « le plus grand des maux », disait Stendhal. Un de mes bons amis me parle souvent, avec une certaine fierté, de sa jalousie et de celle de son compagnon. Dans sa confidence et son désir d’amour-union, je m’interroge sur ce que je considère, moi, plus souvent comme une espèce d’amour propre, bien plus qu’un désir de partage. Idem de son compagnon. Je ne me lancerai évidemment pas dans une étude de l’amour. Amour est un terme, mais aussi une réalité, bien trop difficile à manier. La fidélité reste pour beaucoup une valeur fondamentale dans la vie amoureuse. C’est bien ainsi. Je ne vois rien de « déviant » à la réaction jalouse. Du moins, si elle ne devient pas psychose grave. La santé psychique n’exclut ni la passion, ni l’émotion. Je suis cependant plus nuancé que mes amis sur les bienfaits d’une jalousie excessive dans la vie de couple. Mais je sais que moi-même je n’en suis pas immunisé. Méfions-nous pourtant d’une jalousie qui, plus que démontrer notre passion pour l’autre, serait bien plus d’ordre « narcissique » ou encore peur de froisser notre amour propre, d’être ridicule. Ne tombons pas dans une jalousie amoureuse qui en réalité et à bien y regarder cacherait une espèce de conflit de pouvoir. Une telle jalousie n’aurait rien d’amoureuse. Jalousie ? Amour de soi ou amour de l’autre ? Probablement un peu des deux, mais attention : DANGER ! Mik. |
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![]() ![]() Hier 15h30: sortie de l'école. Sous le préau, j'attends mon grand trésor. La pluie ne cesse de tomber. La sonnerie retentit. Ruée des gosses dans un bruit de mallettes à roulettes sur le tarmac trempé. Je comprends mieux le cadeau d'anniversaire demandé: un cartable (Kipling évidemment, mode oblige...) à roulettes. Vrai que ce genre nouveau épargne le petit dos des écoliers. Je me crois davantage à la sortie d'un aéroport avec ces espèces de petites valises roulantes ! Mik. .N.B. Merci à celles et ceux qui se sont joints à moi pour lui transmettre un joyeux anniversaire |
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![]() Une fois de plus, nous avons à nouveau été noyés d’images papales et vaticanes. Je n’en rajouterais pas ! L’église a toujours compris, son imagerie le confirme, que les idées « spirituelles » viennent des sens et que nous ne pensons pas en idées mais bien en images. Oui ! Ne nous trompons pas. Il n’est pas facile de nous représenter les rapports de la pensée qui nous apparaît sous forme d’idées de l’esprit, abstraites, alors que la recherche scientifique prouve de nos jours que cela est un préjugé. Je ne vais pas me lancer, n’en n’ayant aucune compétence, et mauvais élève en physique et chimie, dans une tentative explicative des processus électriques et autres qui créer des associations neurologiques et aboutissent à la pensée. La science est loin de ce que Pavlov avait initié. Non, je veux par là, simplement, réfléchir à l’influence considérable de l’image sur notre pensée. Plus encore que cette marée humaine devant le « guide » qui m’effraie toujours, je retiens de ce dimanche la lapidation de cette femme en Afghanistan pour cause d’adultère. Coïncidence ou non, le message non du pape, mais de celui dont il se dit expression me revient à l’esprit : « que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre ». Pardon et tolérance, voilà la meilleure religion. Mik. |
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![]() 5000 visites dont mille en 10 jours! Jamais je n'aurais cru cela en débutant mon blog! ![]() Inconnu(e) ou connu(e), à toi : un grand merci pour partager un peu mes élucubrations, fruits d’un passé ou d’un maintenant. Novice encore dans la « blogosphère », j’y ressens bien des solitudes, détresses, amitiés ou amours déçus, en attente ou réussis. J’y glane, par-ci, par là, chaque jour, le sourire des uns, les pleurs des autres, les rigolades, souffrances ou joies d’un quotidien unique, original pour chacun. Virtuelles expressions d’un monde où nouvelles formes de communications s’évanouissent, à mes yeux, trop souvent en abréviations, émoticônes. Mais j’y lis aussi poésie romantique ou écorchée, mots simples, sensibles décrivant sentiments, idées, actualité. PC, SMS, MSN et Cie ne pourront jamais pour autant créer la convivialité d’une main tendue, serrée, caressée ; d’un baiser volé ou donné. Fait-il phoner pour savoir que prendre au rayon épicerie ; pour dire que train pas raté ? Faut-il phoner ou « emailer » tous les instants que jadis nous vivions sans stresse de justifier où vous étiez ? Je relis (parfois utile) définition de communiquer : c’est transmettre, donner connaissance de, être relié par un passage commun, être en relation. Eclairant, non ? A chacun sa manière de créer, d’inventer, d’utiliser son moyen de transmettre, de se relier, d’entrer et d’être en relation. Le net : bon outil ? A vos claviers. Mais rien ne surpassera jamais la chaleur d’une main serrée, d’une épaule sur laquelle pleurer. A défaut de mieux, derrière écran de mon pc, je ne peux vous envoyez que sympathie sincère qu’à mes yeux vraiment vous méritez en lisant élucubrations d’un gay bien dans sa peau. Mik. encore merci d'entretenir mon égo, même si heureusement pas encore surdimensionné!![]() |
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![]() Oui. N’hésitez pas à dire n’importe quoi. Du moins ici. Retrouvez votre enfance. C’était la belle époque, sans devoir trouver des alibis convenables, sans lâchetés. Nous étions sincères, ou du moins sans arrières pensées. Quoique… Je me souviens n’avoir pas, même petit, été toujours sincère et avoir parfois tricher pour obtenir friandises ou crèmes glacées. En effet, n’exagérons rien. L’enfant roi, pur,n’est pas si exact que cela. Ma petite fille sait déjà jouer de son charme pour obtenir de moi ce qu’elle voudrait. Mais ce qui est certain est qu’une fois devenu adulte, j’ai, comme nous tous, craint le « qu’en dira t-on ? ». Vous, comme moi, avez sans doute fait, avec l’âge, l’expérience des embrassades sans affection ( proche de l’étranglement souhaité) ou des crocs-en-jambe donnés avec cordialité. J’avoue, car nul n’est à l’abri de l’hypocrisie, avoir tendu la main à des gens que je détestais, d’avoir ri avec envie de mordre. J’ai dit à des mecs qu’ils avaient de beaux yeux en regardant plus la braguette. Bref, mon bilan n’est pas très honorable. Soyez cependant rassurés. Dégagé aujourd’hui du conditionnement social, de sa fausse politesse, de ses obligations, me voilà redevenu gamin. Si je vous dis ravi de vos écrits, de vos commentaires, je le pense vraiment. Après des décennies de lâcheté, j’ai enfin le courage de me montrer tel que je suis ou crois être (dans les limites évidemment de la protection de ma vie privée). Je ne cherche plus de prétexte pour avouer des choses simples. Je ne prétexte plus vouloir une belle histoire dans des films de culs, ou trouver qu’il y a vraiment de belles images dans ce genre. Après lecture d’un livre cochon, je ne trouverais plus à trouver excuse en disant qu’il est bien écrit ! Si j’entre dans un sex-shop, ce sera pour moi et pas pour acheter quelque chose pour un copain. Marre de toutes ces hypocrisies. Quelles soient d’ailleurs sexuelles, familiales, sociales, commerciales ou autres. Pas facile, je vous l’accorde, lorsque nous avons abandonné la vie dite « active » Oser affirmer avoir totalement quitter cette façon de tricher avec nous, avec les autres, ce serait vraiment hypocrite ! Tout cela pour vous dire : n’hésitez pas à libérer votre parole ici, si pas ailleurs… Mik. "Une vie humaine n’a pas d’autre sens que de rencontrer l’enfant que l’on a été et de lui donner raison." J.F. Deniau/M. ![]() |
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![]() Hier j’ai écouté mon ami François sur les ondes de FM bang bang. Il y exposait brièvement le point de vue de son mouvement gay « exposantH » ( http://yserentant.skynetblogs.be/ ) sur l’attitude à prendre concernant Benoît 16. Vrai que si cet ami défend bien l’humanisme chrétien, heureusement il ne le confond pas avec une religion et surtout la très catholique ! Je suis aussi ce que d’aucuns nomment humaniste chrétien. Je me reconnais dans la tradition d’une culture chrétienne (je dis bien culture et pas religion). Comment d’ailleurs faire autrement. Il n’y a qu’à regarder notre calendrier avec ses jours fériés ! L’humanisme chrétien est selon moi la reconnaissance de l’homme et dans individualité et dans sa « sociabilité » ; l’un n’allant pas sans l’autre. Difficile équilibre jamais vraiment réalisé. En politique, j’apprécie peu le clivage entre une droite qui même si elle se dit « social » défend un individualisme capitaliste avec que le « plus fort gagne » et un collectivisme qui parfois oublie le bien-être de la personne en confondant celui-ci à l’accès d’une consommation plus grande pour tous. Bref, la politique, je n’aime pas trop en parler en terme de partis. Je n’aime aucun d’eux. Mais il faut voter ! Pour en revenir à l’émission d’hier, François a souligné, à juste titre, que l’événement Benoît 16 n’allait pas changer sa vie. La mienne non plus. Mais si cela est personnel, il ne faudrait pas oublier de défendre le droit à une société évolutive qui refuse le dogmatisme primaire d’un homme que l’on dit pourtant très intelligent. La mobilisation et la dénonciation d’associations telles que exposantH doivent se poursuivre. Le Vatican doit savoir que les prises de position de sa hiérarchie ne sont pas prêtes d’être approuvées par une large frange de la population mondiale, y compris parmi les fidèles qu’il compte dans ses rangs. Enfin ! Un copain du net me disait hier que l’on collecte déjà pour la gerbe du nouveau pape ! Ben là je vais y aller de mon aumône. Mik. non !ce n'est pas le ruban de la gerbe papale!!!![]() et dire que la chapelle sixtine arbore avec grandeur les peintures de Michelangelo, un GAY! Et oui, le pape se fait élire sous l'oeuvre d'un artiste gay. En espérant que Benoît 16 ne la fasse pas repeindre... et ceci n'est pas une des clés de saint Pierre. |
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![]() Je lisais hier sur un blog qui fait ses premiers pas et qui promet d’être intéressant : http://chroniquesglaireuses.skynetblogs.be/ que notre humoriste Philippe Geluck avait perdu le vitriol de sa plume et de son crayon. Je suis bien d’accord avec cela. Il est vrai que siéger auprès de ce cher et gentil M. Drucker invite à ne jamais sortir de la pommade et de l’encens dont fait preuve le présentateur à succès, drainant à lui un audimat de gentilles mamans et de téléspectateurs avides d’eau de rose. Il en faut, je l’avoue. Je ne déteste pas. Mais… Il pourrait quand même être un peu moins consensuel chez Ruquier. Dommage, j’aimais aussi la verve du bon docteur. La commercialisation de ses produits l’a fait glissé dans un humour aseptisé qui ne fait même plus sourire. Le chat à force d’être caressé et de goûter trop aux mets gastronomiques d’une France caviar ronronne et sort de moins en moins ses griffes. Dommage. C’est que ça rapporte souvent plus de ronronner que de miauler violemment, voire de mordre. Le chat s’est laissé endormir, ses poils ne se dressent plus. Mik. ![]() voilà une souris qui se moque du chat... allez voir l'humour décapant de: http://000001.skynetblogs.be/ |
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Rien ne peut remplacer le contact direct. Nous n’avons pas refait le monde ! Non, nous avons simplement partagé. Chacun avait son expérience personnelle, son anecdote. Chacun avait sa visée de société et ses clés de « réussite », la principale restant l’épanouissement personnel trop dépendant souvent du regard de l’autre, de son désir de répondre à l’idéal ou à la déception qu’il a de nous. Mon jeune ami, celui que je connais depuis quelque temps déjà, m’a paru à la fin du repas, un peu" assommé". Etait-ce par mon langage direct? C’est qu’il m’est cher. Je n’hésite jamais à lui livrer mon avis sur ce que je crois déceler dans sa personnalité de très riche mais encore trop branchée sur la satisfaction immédiate ou l'illusion de la "notoriété". En lui, je retrouve ma fougue d’antan et ses erreurs. Vraiment une bonne soirée, emprunte de cette amitié solide, sans fausse pudeur où chacun peut livrer sans crainte ses expériences, y compris les plus intimes. Que la vie alors devient belle. Non qu’elle soit sans souffrance, mais simplement inscrite dans le partage qui fait du bien. Je me demande quand même si à nouveau je n’ai pas trop parlé ? C’est que je me tais si souvent .J’ai du certainement me rattraper ! Bon, mais je crois ne pas avoir pour la cause monopoliser la parole, au vu de ce que j’ai découvert de riche encore dans deux hommes que j’apprécie vraiment. Quelle chance d’avoir pu toujours trouver dans les multiples méandres de ma vie tumultueuse des êtres exceptionnels… Merci à eux. Mik. |
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![]() Tant que nous sommes dans le religieux, je ne résiste pas, étant en rage contre cette élection papale, à me réfugier dans le dictionnaire des injures publié chez Tchou. ![]() ![]() Ainsi j’y lis (en résumé) qu’au Canada (ce que je savais), il est d’usage de s’injurier en recourant aux termes employés pour désigner les divers accessoires du Culte. C’est ainsi qu’on se lance joyeusement au visage : « espèce de tabernacle ! », des « bougre de ciboire », des « tu es bien le roi des bénitiers », des « Va donc, eh, tête de confessionnal », etc… sans que personne n’ait le mauvais esprit de s’en trouver choquer. Chez nous, notons que de nombreuses injures sont précédées de « sacré » : Sacré con, sacré cornichon, sacrée putain, etc… ce qui atténue singulièrement la nocivité de ces vocables malsonnants, puisque -indéniablement- l’"injurieur" manifeste ainsi l’intention de bénir et non de maudire son adversaire. Dans le vocabulaire injurieux d’origine religieuse, n’oublions pas : bigot, cagot, calotin, bedeau, chrétien (prononciation savoyarde de chrétien), benêt (ancienne forme de béni), sainte nitouche. Bien, me voilà donc, une fois de plus, judas, démon, fils ou suppôt de Satan, impie, païen, hérétique, jouet des puissances infernales… Eh oui. Bon dieu, mon évangile n’est point doctrinal, ni vierge non plus ! ![]() ------------------------------ même si la marque vaticane n'est pas pour demain! |
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![]() L’inquisition est de retour ! Mauvaise starpapam... Quelle déception ! Aucun signe d’ouverture avec l’arrivée du nouvel homme blanc. Continuité des dogmes archaïques. Le nouveau berger nous regardera encore comme moutons noirs, nous les gays. Mais pas demain la veille qu’il nous ramènera au bercail de l’intolérance, des flonflons liturgiques d’une église riche, conservatrice qui, comme sur une place royale, donne bénédiction plutôt que pain aux pauvres. Ma seule satisfaction : son âge ! Il avait déclaré l’église : « bateau qui coule ». Le voilà capitaine. Tinanic ne sera pas sauvé si ce Benoît 16 s’acharne de défendre des valeurs plus doctrinaires qu’évangéliques. Iceberg en vue pour une église qui refuse l’homme contemporain et son aspiration à des libertés fondamentales. Le Bossuet a été préféré au Saint François. Je m’en vais entendre les oiseaux chanter… Vive le salut HORS de l’Eglise. Mik. tiens il y pas de blanc ? mais nous sommes pas prêt de le mettre en berne!![]() ![]() |
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![]() Rome : retour au "calme", les cardinaux entrent en conclave ! J’ose espérer que les dires de ces éminences sont sincères quand ils proclament n’être guidés que par l’esprit saint ( cette colombe qui d’après moi doit perdre bien des plumes à chaque élection papale entre autres…).N’empêche, je soupçonne fort cette hypocrisie d’une bonne partie d’entre eux ( et d’autres dans le clergé) qui parce que les débouchés de la foi diminuent face à ceux de la politique incite l’église à se consacrer davantage (très mal d’ailleurs) au temporel qu’au spirituel. Marre de soi disant ses meneurs d’âmes qui deviennent à l’image du pape défunt des meneurs d’hommes en interférant sur ce qui fonde l’homme : sa liberté. L’organisation romaine nous montre une fois plus combien l’astucieuse organisation ecclésiale s’articule bien plus sur la hiérarchie que sur la base d'une foi exprimée au pluriel par les « fidèles ». Cette courroie de transmission entre le Très Haut (auquel je ne crois plus vraiment) et le très bas que je suis, il y a problème ! Même si nous sommes loin de l’iconographie sulpicienne (quoique quand je voyais Jean Paul distribuer les « gris-gris », y compris aux « grands » de ce monde), toute la mythologie invraisemblable, y compris les tenues anachroniques de ces calottes pourpres, toute cette piétaille fanatisée sur la place Saint Pierre (heureusement qu’il a aussi pas mal de curieux) m’éloigne encore plus d’une foi perdue depuis longtemps. Cela m’amène à ranger ce Dieu dit si original dans la même bibliothèque que celle des dieux grecs et romains. Les vrais miracles ne sont plus de ceux de la vierge (la seule encore peut-être) mais bien plus l’oeuvre des savants et chercheurs de notre temps Seule peut-être l’écoute d’un requiem de Mozart, d’une sonate de Bach, d’un chant grégorien, d’une toccata aux grandes orgues, me fait encore parfois croire à une transcendance. La musique sauve. Hier, j’ai regardé le magnifique film de Polansky « le pianiste ». Oui, la musique peut conduire à l’émotion, à l’éternité. Espérons que la marche arrière effectuée par la fameuse fumée blanche de 1978 se révèle aujourd’hui plus libératrice pour notre humanité. Mik. ![]() ![]() |
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![]() J’entends souvent des amis me dire: « ne t’inquiète pas, je me connais ». En lézardant hier ( il faisait tellement moche pour sortir) sur le journal personnel de plusieurs blogs, j’avais comme une impression que chacun (et je ne fais pas exception) se forge un peu son histoire de façon assez réductrice. Au fond, notre histoire est souvent bien moins élaborée que celle que nous racontons, que celle que croyons nôtre. Que d’astuces parfois, d’efforts, de luttes, nous utilisons pour nous en sortir, pour exister, pour compenser nos blessures ou nos déceptions, nos nostalgies idéalisantes. Ce que nous pensons de nous-mêmes n’est-il pas quelque part un mythe individuel ? Ainsi ce jeune, assez déprimé, qui me disait hier que tout cela irait mieux, que sa tristesse chronique s’envolerait le jour où il aurait une fille à aimer et qu’il l’aimerait. Je crains sa déception future. Certains entretiennent inconsciemment leurs difficultés, comme d’autres leurs réussites. Un autre se croit victime d’une effroyable succession d’épreuves, de situations impossibles, de souffrances. A bien y regarder cela arrange son image de quelqu’un de bien qui sait traverser toutes les épreuves. Je pense aussi à cet ami qui se sent un peu responsable des bêtises de sa mère, comme elle se sent certainement aussi responsable des actes de son fils. Il existe entre eux une grande culpabilité mutuelle. Comme si chacun d’eux ne pouvait exister sans ce que fait l’un ou l’autre. A bien y regarder, moi je décode bien plus dans leur relation « fusionnelle » comme une fonction de contrôle mutuel qu’ils ne sont pas prêts de lâcher. Bien se connaître ? Personne ne se connaît vraiment bien. Voilà 10 ans que je suis en thérapie. J’ai fait ce choix très motivé pour tenter de mieux me connaître. J’ai progressé, sans plus. Etonnant pour moi d’entendre alors « ne t’inquiète pas, je me connais ». J'ai d'ailleurs appris à ne plus trop m’inquiéter pour l’autre. Cela lui sert peu et mon inquiétude renforcerait souvent son anxiété. Je préfère la simple écoute aux conseils. Je tente seulement parfois de le placer devant son miroir en l’éclairant de ma petite bougie. Au jeune très angélique avec lequel je parlais hier, je lui aurais bien dit qu’être si exigeant sur ses aspirations amoureuses, c’est se construire probablement un idéal inatteignable ; que son heureuse élue aura toute les peines du monde à répondre à ses projections, avec toute la souffrance mutuelle que cela entraînera. Mon histoire telle que je me la raconte n’est pas tout moi. C’est comme souvent les changements que nous réclamons pour nous-mêmes ou pour les autres : ils sont plus rarement aussi bienvenus que nous ne le pensons. Je ne suis nullement psy. Je vous livre simplement quelques fruits d’une réflexion personnelle. J’espère me connaître un peu plus, parce que je me suis fait aidé. Plus exactement parce que je me suis aidé en plaçant devant moi un miroir autre que celui que je posais auparavant. Il me coûte quand même un 54 euros la séance ! Bonne semaine à vous tous. ou![]() |
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![]() Je viens de retrouver un de mes anciens recueils de poésie. Je vous en livre deux, datés de plus de 25 ans… L’un s’intitule : canaris l’autre : raison. Mik.
CANARIS. Né pour une petite île Aux horizons sans limite, Vous m’enfermez en des grilles De solitude sans fuite. Ne vous étonnez guère si le chant de mes cris fredonne l’air d’une terre qui ne goûte plus l’infini.
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RAISON. Existe-t-il ce carré parfait Aux quatre côtés Nichés je ne sais dans quel ciel épais, D’une soi-disant réalité ? Vivent-ils ces chiffres Tissés de craie Sur un rouet de nombres Enfermés dans une maie ? Entend-elle cette équation Les bruits du vent, la joie de l’enfant ? Oh, monde dément Te voilà prisonnier de la raison ! Chante-t-elle cette structure Bien cloisonnée En une définition sûre Mais vite oubliée. Créent-ils un amour réel Tous ces calculs savants Imaginés pour le dilemme d’un Tell ? Perdu dans cette immense pâture, Le nommé rossard Regarde les fioritures Du long rempart. Rempli d’amertume Il se retrouve sans égal Et pleure la récompense de plume. Mauvais cheval, je t’impose la couronne rostrale ! ![]() |
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![]() Je viens de lire cette histoire racontée par un psychosociologue que j’aime beaucoup : Jacques Salomé. « Un homme raconte une découverte qu’il a faite en prison, comme prisonnier politique. On lui apporte un jour une belle pomme de terre cuite au four, avec un morceau de beurre frais. Menu exceptionnel. Mais lui rêvait d’un steak saignant, et contemplait tristement la pomme de terre. Soudain il réalisa qu’il avait ainsi abîmé toute sa vie, en se privant de plaisir. Il ne pouvait jouir de manger un steak, puisque dans l’immédiat c’était impossible, et il ne prenait aucun plaisir à cette pomme de terre fondante, puisqu’il se laissait habiter par l’image d’un steak. Les prisons les plus tenaces sont celles que nous portons entre nos attentes décalées et les réponses de l’environnement. » Bel exemple pour démontrer combien vivre le présent est souvent empoisonné par notre obsession de vivre un avenir idéalisé. Si nous pouvions nous dire qu’aujourd’hui est le premier jour de notre existence à venir, que de souffrances, de désillusions, de déceptions nous éviterions. Meilleur moyen aussi d’éviter que la haine que nous avons parfois envers nous-mêmes ou envers les autres et fasse place à plus de tolérance, à plus d’amitié, à plus d’amour… Vivre son aujourd’hui, en gérant au mieux, en prenant conscience de ce qu’il est trop dépendant d’hier et de demain. Mik. ![]() |
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![]() "Tout rêve de la démocratie est d'élever le prolétaire au niveau de la bêtise du bourgeois. Le rêve est en partie accompli" Gustave Flaubert. Cher Gustave, Si au XIX siècle, le tien, le rêve était en partie accompli, je crois que au XXI siècle, le mien, il est en grande partie accompli... Bien à toi. Mik. |
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![]() Hier, un de mes jeunes amis (24 ans) me disait avoir franchi le cap et osé avouer son homosexualité à son frère. Le drame ! Nous avons beau croire à une évolution des mœurs, nous en sommes encore très loin… Son frère a eu la réaction bien connue : « c’est contre nature ! Chez les animaux cela n’existe pas ! Tu as un problème psychologique. C’est anormal ». Les préjugés judéo-chrétiens sont toujours bien présents, y compris dans un monde laïcisé. Sa famille est non pratiquante. Que dire à nouveau à ces personnes qui ignorent à un tel point l’histoire et la science ? Chez les animaux l’homosexualité existe et quand elle n’existerait pas, cela signifierait alors que les hétéros se comparent aux animaux pour faire l’amour ! Autre objection populaire bien connue : tu ne pourras avoir d’enfants ! L’acte sexuel serait ainsi vu, de nouveau selon une vieille idée catho, comme un acte de reproduction, bien plus qu’une relation et encore moins évidemment un plaisir. Ce n’est pas en quelques lignes que je pourrais développer ce sujet. Je ne me lancerais donc pas sur ce qui fondent les différents points de vue. Restons concret. Que faire encore pour participer à une évolution des mentalités, comme celle illustrée par ce frère ? Oh, bien plus facile d’accepter l’homosexualité d’un Béjart, d’un Bertrand Delanoë, d’un Elio Di Rupo, d’un Etienne Daho, pour ne citer que quelques uns d’aujourd’hui, que d’accepter celle de notre voisin, de notre facteur, de notre garagiste. Oh, bien plus facile de reconnaître aujourd’hui la sexualité gay de « grands » du passé, comme celle de Gide, de Léonard de Vinci, de Shakespeare, de Goethe, de Michel-Ange, de James Dean, pour ne citer que quelques-uns au cours des siècles, que de respecter la différence sexuelle de notre fils, de notre fille. Oh, bien plus facile d’admettre une période de l’antiquité où l’homosexualité était considérée comme tout à fait normal que d’admettre sans ironie de mauvais goût le couple gay qui vit près de chez vous. J’avoue croire en une plus large acceptation de la différence sexuelle dans des milieux socioculturels de type plus « élitistes », plus « artistiques » que dans des couches plus populaires, moins « instruites ». Le combat pour une reconnaissance non caricaturée d’une différence sexuelle, autre qu’exprimée dans des ghettos gays ou des parades carnavalesques ou des « clichés » faux, doit se poursuivre. A chacun de nous d’y participer, ne fusse que dans notre discours. A ce jeune que je vois souvent désespéré, proche de choix terrifiant, laissez un mot qui puisse simplement lui montrer la normalité et l’acceptation par des gays et des non gays de la différence sexuelle. Merci pour lui. Mik.
votre commentaire. |
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et oui mon doudou. Soigne bien ton nez... |
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![]() L’exploration et les cheminements que je mène depuis quelques jours en « surfant » sur pas mal de blogs m’apparaît parfois complexe et « labyrinthique ». Que d’imaginaire, que de peurs, que de résistances, mais aussi que de joies, d’amour, d’amitié au-delà d’une expression souvent simple ou magique et poétique. Cela m’aide parfois à me rendre comme plus proche de moi-même. Déposer une parole, en lire d’autres, sur l’espèce de vide anonyme ou pas du Net, me fait découvrir des sentiers inouïs d’où part un indicible bonheur, enrichissement vers l’entendu et le reçu. Que chacun trouve donc son « comment vivre » et n’hésite pas à parfois lever un peu le voile de celui-ci pour faire entendre qu’il y a des voies multiples et infinies, qui même quand nous les pensons impraticables, nous mènent quelque part… Mik. ![]() |
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![]() 4.000 visites et 1000 depuis 22 jours (ce qui fait une moyenne de 45 par jours) ! Merci à vous, connus ou inconnus, de vous intéresser à mes élucubrations… Voilà qui est bon pour mon ego, mais rassurez-vous, il reste modeste !!! Puisque on me demande de remettre la possibilité de commentaires, et bien voilà qui est fait. Le lecteur étant roi (ou reine) ! Vos messages plus personnels continueront évidemment d’être les bienvenus. Mik. J'attends... |
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![]() Depuis une dizaine de jours, je visite de plus en plus de blogs. Je suis heureusement surpris de l’expression de la plupart d’entre eux. J’y découvre des morceaux de vies, des facettes de miroirs personnels qui explosent, des espèces de confessions mais aussi des avis sur l’actualité, sur notre démocratie, et j’en passe. Je m’inquiétais un peu d’abandonner, ou du moins de délaisser l’information d’autres médias, comme ceux de notre presse, de notre télévision ? A bien y réfléchir, il me parait mieux entrer, par ce moyen simple, dans la connaissance de notre monde que via l’information spectacle des grands médias actuels. Marre de ses flashes lancés comme des missiles qui nous feraient croire faire le tour du monde en 20 minutes. Que vaut encore la couverture d’événements choisis en fonction d’un audimat potentiel ? A bas les faits les plus roses, les plus princiers, les plus brutaux et les jugements sommaires. Oui et pourtant c’est bien cette information spectacle qui a pris le pouvoir, sous le couvert d’une fausse légitimité démocratique. La survalorisation du décès du pape vient de bien l’illustrer. Bien des idéologies sont véhiculées dans le flot d’images bien planifiées pour attirer le plus grand nombre et faire payer le plus cher le marché publicitaire. La concurrence devient une obsession et chacun lorgne vers son adversaire. L’information considère maintenant le sensationnel comme produit d’appel. Elle tente de s’accaparer la plus grande part du marché. A bas aussi l’illusion aussi du direct. Nous avons vécu des guerres en direct, bien plus que des manifestations pacifiques, nettement moins spectaculaires évidemment. Il faut bien maximiser l’émotion. A bas la télévision, les médias qui neutralisent nos humeurs, les excitent suivant une perception de « professionnels ». Mais qu’est-ce qu’on s’en fou du procès de Mario de la starc1 ! Mais qu’est-ce qu’on sen fout de savoir où et comment on coud les nouveaux vêtements papaux ! Et bien non, apparemment la majorité ne s’en fout pas A bien y réfléchir, j’apprends plus en lisant des blogs. Là point de sensationnalisme. Oh, bien entendu, beaucoup d’anecdotes « narcissiques ». Nous sommes humains. Mais là, je pénètre, sans regard voyeur, dans la quotidienneté de notre société via la vôtre. Mik. ![]() ![]() |
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![]() Je constatais hier, une fois de plus, combien la relation est truffée de croyances et de mythes. Cette croyance, rarement avouée, de pouvoir satisfaire nos désirs. ![]() Un de mes meilleurs amis s’impatientait de ne pas recevoir nouvelle de son compagnon, comme dans sa foutue façon d’être fusionnel, d’avoir en permanence l’autre à soi, pour soi seul. Comment croire encore possible, mais notre culture entretient et développe ce mythe, être tout pour l’autre, qu’il soit tout pour nous et spécialement qu’il puisse tout comprendre, tout combler, même si nous ne l’exprimons pas. Mais pensons –nous vraiment qu’il est possible que l’autre puisse toujours sentir ce qui est bon pour moi ? Le piège le plus dangereux serait que nous aimions l’autre, que nous ne le choisissions que (même inconsciemment) pour soulager une mauvaise représentation que nous aurions de nous-mêmes. Mon ami fait partie de ceux parlant souvent des choses gênantes et inadmissibles … chez les autres ! Attention de demander à son amour une partie de soi qu’il récuse. « Sois celui que je ne veux pas être », mais en même temps « sois un peu comme moi pour mieux me comprendre ».
Attention de ne pas tomber dans le panneau de confondre un couple « aimanté » avec un couple « aimant ». C’est un piège dont nul n’est à l’abri, y compris moi ! Mik. ![]() ![]() ![]() |
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![]() Un de mes bons amis du net m’informait qu’un gars avec lequel il était souvent en contact sur MSN s’était suicidé. Il l’apprenait par la femme à laquelle l’époux avait laissé un message et donner les adresses de personnes à prévenir. Il me disait assez justement que le nombre d’internautes en détresse de solitude était grand. Je le crois. Ce cas malheureux d’un homme bisexuel, n’ayant jamais révélé à sa femme ses attirances gays, n’est pas unique. J’ai souvent des mecs mariés qui cherchent des cams « branle » et avouent leur frustration sexuelle. L’acceptation et la gestion de nos incohérences demeurent difficiles, surtout dans un monde où chacun vit de plus en plus comme verrouillé dans sa capsule individuelle. Cette triste histoire me montre, une fois de plus, combien à travers la nouvelle technologie et ses moyens performants de communication la convivialité des rapports humains ne peut trouver épanouissement réel dans le monde virtuel. Attention donc que notre PC, au lieu de favoriser nos relations, ne dégrade de fait celles-ci. Sans exclure le plaisir réel de rencontrer des personnes derrière notre petit écran, n’oublions jamais la fragilité de ce type de rencontres. N’espérons jamais que le virtuel comble nos manques de reconnaissance ou nos vides affectifs. La joie de la rencontre réelle, l’amitié partagée devant un bon verre ou un partage de repas, resteront toujours le meilleur « outil » de relation dans une société qui perd son sens de la convivialité. Réjouissons-nous des nouvelles technologies disponibles. Elles nous ouvrent des formes nouvelles de documentation, de rencontres. Elles réduit bien des limites, ne fussent que celles des distances. Le net et les confessions qu’il y faisait n’ont pu sortir cet homme de sa souffrance profonde. L’espace social virtuel impose des limites. A trop s’y coller, nous risquons parfois de glisser dans cette glu de l’illusoire croyance d’être aimé, apprécié ou reconnu par des échanges de claviers, de micros, de cams. Restons lucides, sans renoncer aux bienfaits des échanges sous quelque forme qu’ils revêtent. Mik. ---------------------------------------------------------------------------------------- Je m'en vais bien avant l'heure Je m'en vais bien avant de te trahir Je m'en vais avant que l'on ne se laisse aller Je m'en vais avant que l'on ne puisse en rire Je m'en vais en gardant toute ton odeur Je m'en vais en te regardant dormir Je m'en vais car l'on s'est vu voler Je m'en vais avant que l'on ne puisse atterrir Je m'en vais car l'on s'est tant aimé Je m'en vais avant de te détruire Je m'en vais pour que tu ne m'oublies jamais Je m'en vais en te voyant sourire Je m'en vais en croyant que tout est vrai Je m'en vais avant de te découvrir Je m'en vais bien avant de te décevoir Je m'en vais bien avant de te trahir. ![]() ![]() ![]() ![]() ---------------------------------------------------------------- |
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Petite pensée pour mon doudou!![]() |
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![]() Entendu hier de Frédéric Beigbeder à « Tout le monde en parle » : - Le couple ne doit plus être une prison mais un port d’attache. - Quand la femme n’est pas niquée, elle est paniquée. - Nous sommes toujours entre deux absences, entre une ex et une future. |
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Et oui, hier j'ai pesté toute la soirée. Mon msn messenger ne fonctionnait plus. La cause fut trouvée ce matin: mon anti-virus. Non je vous assure, pas celui que je vous montre ici. J'étais resté sobre. Le Norton était d'une toute autre nature que le cabernet-sauvignon
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Petit bémol pourtant. Concernant le père de mon ami, je comprends très bien le souhait de voir garder en vie celui que nous aimons mais à quel prix ? Je parle en premier lieu de la souffrance du patient dont il m’étonnerait que les nombreux traitements lourds n’entraînent pas de souffrances. Autre prix aussi, plus terre à terre, celui du coût financier. Je me demande si dans la médecine d’aujourd’hui le plus cher n’est pas tant la guérison mais la prolongation de la maladie. Des mourants peuvent végéter longtemps emprisonnés dans tout un système sophistiqué d’appareillages et de perfusions. La polémique née aux Etats-Unis autour de cette femme en vie « végétative » depuis de nombreuses années et dont le mari a décidé de mettre fin au système qui la relie encore à la vie, illustre bien cet espèce de mal engendré par la médecine moderne et ceux qui la pratiquent. Autre question que je me pose à partir du cas de la maladie et du traitement de l’homme remarquable qu’est le père de mon ami: tous les gens peuvent-ils bénéficier de traitements aussi coûteux ? L’hôpital, comme bien d’autres institutions (y compris l’école), repose de plus en plus sur le principe qu’on ne prête qu’aux riches. Ainsi, pour l’éducation, les gros consommateurs d’enseignement auront des bourses de recherche, tandis que les laissés-pour-compte auront l’unique droit d’apprendre leur échec. Pour la médecine : le riche se fera soigner toujours plus et mieux que celui qui n’a que sa mutuelle et ne bénéficie pas d’assurances complémentaires. Je ne suis pas certain qu’une personne moins « nantie » que le père de mon ami aurait pu bénéficier des services d’une gériatrie qui deviendra de plus coûteuse. Dès lors, ne risque t’on pas d’avoir une société où majoritairement les vieux ne seront que des riches ? Attention, il ne faudrait pas, et je crains qu’elle ce soit cela déjà en grande partie, que la santé devienne une « marchandise » dans une économie qui vise toujours la croissance. Que les médecins guérissent, là est bien leur rôle, mais ne leur demandons pas de prendre notre vie en main… Mik. |
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![]() Non, je ne vous parlerai plus du pape. Il n’empêche, je me pose la question : la religion est-elle encore cet opium du peuple qu’elle a pu être dans l'histoire occidentale et en passe de le devenir dans des pays du Tiers monde? De fervent catholique, je suis devenu de plus en plus athée, sans devenir un militant pour une laïcité dure et pure. Il ne faudrait pas que cette laïcité devienne elle-même une autre espèce de religion. Or, quand je vois combien celle-ci tente parfois, à travers son organisation et ses symboles, de calquer ce que d’autre part elle rejette, cela m’effraie un peu. Exemple : le sigle laïque La fête de l'adolescence ressemble étrangement à celle de la communion solennelle. Etc. Non à cette nouvelle forme d'église. En m’endormant hier seul (après m’être fait l’amour…), je me posais la question de cet immense patrimoine religieux que nous nous sommes fiers de posséder. Qui n’aime montrer l’histoire de son pays à travers les magnifiques témoins des cathédrales et églises qui aujourd’hui vont sonner le glas ? Qui n’écoute encore cet autre patrimoine artistique qu’est la musique religieuse, sacrée ? Bach, Mozart et autres maîtres n’ont pas compsosé que des requiem magnifiques mais bien d’autres œuvres musicales inspirées de la foi que je renie aujourd’hui. Qui ne s’émeut pas à l’écoute d’un bel Ave Maria ? Personnellement, j’adore le chant grégorien. Mon instrument préféré reste les grandes orgues. Ceux là que nous ne trouvons que dans les églises ou plus rarement dans des conservatoires. Et que dire de la peinture et des Michel-Ange, des Rembrandt, des Rubens. Et oui, heureusement foutu le temps des cathédrales ! Notre monde est entré dans un autre millénaire ! Je ne m’en plaindrais pas. Que nous le voulions ou non, notre histoire est chrétienne. Nos racines culturelles ne peuvent être niées. Elles ont portés les meilleurs et les pires fruits. Il y a toujours eu des Bossuet et des Saint-François, aujourd’hui des Jean-paul II et des mères Térésa. Des théologiens conservateurs et des abbés Pierre. J’ai beau me révolter contre la catholica mania qui semble aujourd’hui reprendre vigueur à propos de la mort d’un homme blanc, je ne peux renier une longue tradition dont je fais partie. C’est d’ailleurs probablement dans cette conscience de notre appartenance que nous pourrons mieux trouver la liberté de pensée. Mik. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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![]() Les peuples ont-ils donc besoin de pères ? Cette espèce d’idolâtrie moderne prouverait-elle l’infantilisme dans lequel les dits « puissants » plongent encore le pauvre peuple ? Heureusement cette espèce d’émotion collective à la limite de l’hystérie ne durera pas. Je ne sais si ces « places royales » sont de vraies places publiques, là où se jouerait la construction démocratique. J’espère la réponse négative. Plus le peuple est « impur, plus il réclame de ses « chefs » la pureté. Ce n’est pas nouveau. Monaco, paradis fiscal, exemple de confusion entre les gens de « biens » et les gens « bien », vient de perdre son prince. C’est le deuil de non démocratie que nous devrions porter. C’est le deuil de voir les pauvres si peu révoltés que je porte en ces jours fastes de drapeaux en berne. Non au paradis fiscaux ou religieux. J’ai grande envie de quitter mes pantoufles pour revêtir de bonnes godasses et claquer le pas pour réclamer non des pleurs, des hommages pour les « grands » mais plus de justice sociale pour les « petits ». Mik. VATICAN :1 MONACO :1= Match nul.![]() = drapeau polonais. les couleurs sont identiques à celles de Monaco. Comme quoi, le hasard... |
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![]() Je suis vraiment en train de bien me marrer en lisant le roman reçu à mon anniversaire. Quel talent ce Van Cauwelaert. Sur une idée aussi loufoque que celle du clonage du Christ ( fabrication d'un clone à partir de sang extrait du saint suaire de Turin), il nous fait entrer dans l’Amérique stupide d’aujourd’hui. Jugez en par cet extrait à propos d’un conseiller de la Maison Blanche chargé de retrouver ce fameux personnage cloné : « Consultant au Bureau de liaison du film militaire qui veillait aux bonnes relations entre Hollywood et le Pentagone, il était chargé de corriger les scripts des films de guerre lorsque les producteurs sollicitaient le concours, le matériel et la figuration de l’armée. Après avoir durant vingt ans scénarisé la politique, il prenait un malin plaisir à politiser les scénarios, sous prétexte de « crédibilité » et « d’identification des jeunes en vue de recrutement ». Ainsi transformait-il, pour les rendre sympathiques, les officiers en pantins glorieux manipulés par des civils mégalos, magouilleurs et versatiles. Les chefs du Pentagone avaient néanmoins décelé, à la longue, le caractère pernicieux de cette image héroïque, et renvoyé Buddy en achetant son silence plus cher qu’ils ne payaient les dialogues. Incapable d’envisager la retraite, il s’était alors reconverti dans l’écriture de films à budgets réduits pour des studios indépendants, puis avait fini, de navets prévisibles en chefs-d’œuvre incompris, par pondre à la chaîne des épisodes de « Alerte à Malibu », la doyenne des séries télé qui se tournait en bas de chez lui. Vivant au milieu des naïades siliconées qui venaient le sucer entre deux prises pour qu’il leur rajoute du texte, Buddy Cupperman arborait ses quatre-vingts ans de graisse illégales comme une insulte vivante aux gouverneurs qui avaient cru pouvoir se passer de lui, et se rappelait périodiquement à leur bon souvenir en annonçant la sortie imminente du deuxième tome de ses mémoires, dont il n’avait toujours pas écrit la premier mot. Eclatant de santé sous sa difformité physique, il confirmait ce qu’Irwin Glassner, à une échelle plus modeste, avait pu conserver pour lui-même : la déchéance conserve. » Quel style !! Bravo. Et sur le fond : double bravo… Mik. |
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QUEL AURAIT ETE VOTRE CHOIX ? J’écoutais hier sur antenne 2, l’émission « Le plus grand Français ». Voici le résultat entre des personnes toutes remarquables et tellement différentes. Personnellement, je retiendrais essentiellement l’intervention d’Albert Jacquard, généticien et auteur célèbre rendu célèbre par son "Eloge de la différence" (Éd. du Seuil, 1981), reconnu pour être un des grands penseurs du 20e siècle. A propos de sa défense de l’abbé Pierre, cet athée déclarait : il avait compris que faire une société de gagnants c’est faire une société qui produit des perdants ! A méditer à une époque où le libéralisme gagne du terrain. En allant voir le site de Jacquard, j’y relève cet avertissement lucide : " On nous fait croire que la crise économique que nous subissons va passer. C’est faux! Nous vivons une mutation complète de la condition des humains. Les machines font notre travail à notre place? Bravo! Mais qu’on ne nous dise pas que nous sommes de trop. " " Je n'ai pas de solution : mon objectif, ce n'est pas de construire la société de demain, c'est de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui. " (Extraits d'une entrevue de Jean-Claude Surprenant ) Mik.
Les dix plus grands selon un sondage:
Résultats du classement: 1.de Gaulle. 2.Pasteur. 3. Abbé Pierre. 4. Marie Curie. 5. Coluche. 6. Victor Hugo. 7. Bourvil. 8. Molière. 9. Cousteau. 10. Piaf.
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![]() Vrai que le net peut être une drogue. Il peut nous rendre débile comme aussi plus ouvert et intelligent. Mais idem pour la TV.
Marre du succès grandissant de la télé-exhibition, télé réalité, télé-coaching et Cie. La première compagnie illustre une fois de plus une forme de voyeurisme stupide et d’ailleurs bien orchestré. Je préférerais encore un exhibitionnisme plus cru. Tant qu’à faire le porno est encore moins dangereux que cette bête idéalisation qu’on nous présente en nous montrant des pseudo-vedettes en quête de popularité et de bons émoluments. Le tout bien enrobé au profit d’œuvres caritatives ! A quand des crimes en direct au profit des victimes !!
Marre aussi de cette surmédiatisation de la mort du pape. Autre espèce de show reality, certes d’une autre qualité, plus noble, mais show… Au fond vrai que notre monde ressemble peut-être de plus en plus à une énorme scène où réussissent les meilleurs acteurs, entendez ceux qui parviennent à ne pas être éliminés par leurs pairs ou par un public en quête de sensationnalisme et de potins.
Je suis bien moins saint que le pape. Mes idéaux se sont amoindris avec le temps. Comme tout le monde, la mort m’interpelle. Je pense hélas, sans l’affirmer, que plus rien ne se passe après elle, sinon la trace chez quelques uns de ce que nous avons pu représenter pour elles. En cela, le pape laissera plus de traces que moi !
Tout comme Carlier sortait hier à « on peut pas faire à tout le monde » j’aurais envie de montrer également la photo d’une pauvre gosse africain qui meurt du sida, comme à chaque minute, dans notre monde. Mais là, pas certain que cette réalité soit montrée historique et encore moins show médiatique, sinon parfois lors d’une catastrophe naturelle vite oubliée. Oui, n’oubliez pas : le sida fait en un mois autant de victimes que le tsunami. Mik. ![]() ![]() ![]() ![]() |
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Recette pour guérison des drogués du net:
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Jean-Paul II a-t-il vraiment transformé autant de cœurs humains que sa mort semble aujourd’hui révéler ? J’entends tous les propos des gens interviewés. Que de langues de bois, de mots ésotériques, peu concrets. Que de platitudes, de formules toutes faites. Une spiritualité sur « mesure », préétablie. Ce Pape, ouvert dans l’apparence mais terriblement doctrinaire et conservateur, a-t-il vraiment réussi à changer très concrètement la vie quotidienne des chrétiens ou non chrétiens ? Le berceau du christianisme n’a point changé son évolution laïque. Heureusement! Là où la religion peut encore être une forme de promotion sociale, une forme de faire « carrière »en devenant prêtre ou échapper à une certaine forme de misère en devenant chrétien, l’Eglise a trouvé nouveaux adhérents, comme en Afrique, en Amérique Latine. Comme si la religion résistait mal aux progrès sociaux qu’elle réclame par ailleurs. Alors ce pape a-t-il vraiment modifié notre monde ? Indiscutablement, ses origines, son image médiatique, ses voyages, ses influences diplomatiques, l’aide à Solidarnosc (y compris financière) auront contribué à la chute du communisme. Mais sans cette influence indiscutable, cette chute se serait probablement opérée, moins rapidement peut-être. Que reste t’il de ces grands rassemblements de foules, plus curieuses en majorité que véritablement convaincues du discours moral véhiculé par la « vedette » d’une foi et d’un éthique d’un autre temps ? Une fois le « leader » parti, la vie de ceux qui agitent le petit drapeau jaune et blanc change t’elle vraiment ? Pensez-vous vraiment à leur changement de comportement sexuel ? Pensez-vous que la femme qui l’acclame ne prendra pas la pilule contraceptive une fois rentrée chez elle ? Les moments « d’exaltation » ou même d’émotion réelle, intense, résistent très peu au temps de la réalité qui espèrera toujours à un meilleur terrestre plutôt qu’à l’attente d’un meilleur céleste très hypothétique. Mais vrai que ces mouvements de foules, les messages adressés confortèrent ou changèrent certains courants politiques. Ce pape condamna la théologie de la libération. L’histoire devra, en autre, lui faire assumer ce choix. Ferveur, communion, atmosphère recueillie sur la place Saint-Pierre, dans les cathédrales et églises du monde parviendront-elles à bouleverser le monde ; à le faire évoluer vers une véritable paix ? L’Eglise dans l’histoire s’est toujours rangée du côté des « gagnants » en prêchant sinon l’émancipation du moins la compassion pour les faibles. Bien plus que l’action du Saint-esprit, qui en eût certainement perdu quelques plumes dans son aventure, l’institution très hiérarchisée, très théocratique, a traversé les siècles par un opportunisme de type politique. Oublions-nous le soutien à Pinochet de cet homme blanc déjà trop « sanctifié » ? Oublions-nous que nous pourrions considérer cet homme comme quelqu’un qui pourrait être accusé de non-assistance à personne en danger quand il prêche, notamment en Afrique, l’abstinence sexuelle comme seul moyen valable de lutter contre le sida ? Oublions-nous la sanctification par ce pape d’hommes et de femmes dont l’action fut plus que douteuse, comme par exemple le fondateur de l’Opus Dei ? Oublions-nous sa position homophobe concernant l’homosexualité ? Oublions-nous sa position contre l’avortement ? Sa grande passion du monde jeune me paraissait bien plus être une forme de prosélytisme qu’un véritable espoir de voir changer le monde par une jeunesse en quête d’idéaux nouveaux. Je ne sais ce que le pape découvrira ou ne découvrira pas après sa mort. J’ose espérer pour lui qu’il rencontre ce Dieu dans lequel il a cru. Si rien ne se passe après la mort, il n’aura pas à souffrir de cette déception d’avoir prêcher l’inexistant… Paix à cet homme, à ce "gladiateur blanc", homme de paix indiscutablement. Il a été fidèle à ses convictions qui ne sont en rien les miennes. Il a donné de l’espoir, même s’il est, selon moi, dangereux et poudre aux yeux, à ceux qui y ont trouvé consolation. Nous retiendrons évidemment aujourd’hui ce qu’il a fait de grand et de beau. Moi, je ne peux cependant m’empêcher d’occulter ce qui le fut moins. Je ne peux m’empêcher d’ailleurs de sourire en entendant les déclarations très récupératrices de nos femmes et hommes politiques. Le pape est mort. Vive le pape. Pourvu que le nouveau soit plus progressiste et accepte, construise une Eglise plus tolérante, plus ouverte au dialogue, moins enfermée dans des certitudes historiques, plus évangéliques. Mik.
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![]() Dans ma vie j’ai souvent été le « chouchou » de quelqu’un. A commencer par ma mère. Beaucoup moins de mon père ! Elle me disait rarement non, trouvait toujours excuse à mes « gaffes ». Puis chouchou de certains profs, puis de certains collègues de travail, etc… A vrai dire, je n’ai jamais trop aimé cela, sinon pour les avantages que cela procurait. Très vite, j’ai pris conscience que les personnes qui me choyaient le plus m’aimaient non pour des qualités particulières que j’aurai eues mais bien plus, sans doute inconsciemment pour beaucoup d’entre elles, pour des motivations personnelles qu’elles projetaient sur moi. J’ai toujours craint au fond de moi-même de me mettre à dos ceux et celles qui m’adulaient. Mais en même temps, je souffrais de cette espèce d’injustice. Je savais aussi que cela rendait justement jaloux et m’écartait de personnes avec lesquelles j’aurais voulu avoir une autre relation. Se sentir aimé pour ce que on représente bien plus que pour ce que l’on est crée en vous un malaise profond, un mal-être que d’aucuns devinent peu. Même si je n’ai pas vraiment toujours été « surprotégé », ou élevé exclusivement dans un cocon, il m’a fallu du temps pour affronter par moi-même et sans appui protecteur des situations existentielles qui demandent renoncement et contraintes. Contrairement pourtant à ce que la psy dit souvent de l’enfant gâté, je n’ai jamais vu le monde extérieur comme cruel. Devenu père à mon tour, je mentirais en disant que je n’ai pas eu de préférence. J’ai certainement fait la même chose en projetant sur mon fils mes propres aspirations. Je crois que la conscience de cela m’a aidé à aimer chacun non en plus ou en moins, mais différemment. La vie évolue. J’ai finalement trouvé plus d’affinité avec ma fille. Aujourd’hui je tente de reconnaître chacun dans ses différences en étant à l’écoute, simplement à l’écoute. Quand et où ils le désirent. Pas facile d’ouvrir parfois la "cage" dans laquelle nous avons placé nos enfants avec les meilleures intentions du monde. ![]() ![]() ![]() |
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PREMIER AVRIL. |
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![]() Dans ma vie j’ai souvent été le « chouchou » de quelqu’un. A commencer par ma mère. Beaucoup moins de mon père ! Elle me disait rarement non, trouvait toujours excuse à mes « gaffes ». Puis chouchou de certains profs, puis de certains collègues de travail, etc… A vrai dire, je n’ai jamais trop aimé cela, sinon pour les avantages que cela procurait. Très vite, j’ai pris conscience que les personnes qui me choyaient le plus m’aimaient non pour des qualités particulières que j’aurai eues mais bien plus, sans doute inconsciemment pour beaucoup d’entre elles, pour des motivations personnelles qu’elles projetaient sur moi. J’ai toujours craint au fond de moi-même de me mettre à dos ceux et celles qui m’adulaient. Mais en même temps, je souffrais de cette espèce d’injustice. Je savais aussi que cela rendait justement jaloux et m’écartait de personnes avec lesquelles j’aurais voulu avoir une autre relation. Se sentir aimé pour ce que on représente bien plus que pour ce que l’on est crée en vous un malaise profond, un mal-être que d’aucuns devinent peu. Même si je n’ai pas vraiment toujours été « surprotégé », ou élevé exclusivement dans un cocon, il m’a fallu du temps pour affronter par moi-même et sans appui protecteur des situations existentielles qui demandent renoncement et contraintes. Contrairement pourtant à ce que la psy dit souvent de l’enfant gâté, je n’ai jamais vu le monde extérieur comme cruel. Devenu père à mon tour, je mentirais en disant que je n’ai pas eu de préférence. J’ai certainement fait la même chose en projetant sur mon fils mes propres aspirations. Je crois que la conscience de cela m’a aidé à aimer chacun non en plus ou en moins, mais différemment. La vie évolue. J’ai finalement trouvé plus d’affinité avec ma fille. Aujourd’hui je tente de reconnaître chacun dans ses différences en étant à l’écoute, simplement à l’écoute. Quand et où ils le désirent. Pas facile d’ouvrir parfois la "cage" dans laquelle nous avons placé nos enfants avec les meilleures intentions du monde. Trèfle vert A quatre feuilles Comme loterie cher T’offrira l’écueil De l’attente éternelle. Va et cueille CE QUE PIEDS FOULENT Bien plus merveille Qu’yeux de foules Rivés aux cieux Ou aux dieux. Mik. ![]() ![]() NB. Cela faisait très très longtemps que je n'avais plus écrit de poèmes... La photo de lever de soleil est de mon doudou adoré. |
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encore merci d'entretenir mon égo, même si heureusement pas encore surdimensionné!






non !ce n'est pas le ruban de la gerbe papale!!!

et ceci n'est pas une des clés de saint Pierre.









même si la marque vaticane n'est pas pour demain!
tiens il y pas de blanc ? mais nous sommes pas prêt de le mettre en berne!





ou










N'hésitez pas à mettre
et oui mon doudou. Soigne bien ton nez...



J'attends...



















Petite pensée pour mon doudou!


Le traitement lourd pour garder en vie du père d’un de mes amis, la fille du mari de la mienne qui vient d’être opérée d’une vertèbre cassée qui aurait pu la rendre paralysée, me font réfléchir aux miracles de la médecine moderne.
avec ce flambeau semble se coller sur plus de barre brises de voitures que des autocollants de la Vierge ou du Sacré Cœur ! Les conseillers laïques se font payés comme nos curés et envahissent des organisations à la manière ancienne ecclésiale.










VATICAN :1 MONACO :1= Match nul.
= drapeau polonais. les couleurs sont identiques à celles de Monaco. Comme quoi, le hasard...





































